FileMaker : la maison de vos données

Maison des données

Développer sa base de données…

Coup de téléphone assez classique. Mon correspondant a besoin d’une base de données pour gérer des contacts. Il veut la faire avec FileMaker mais il n’a pas le temps de la faire lui-même…

Voici un bref résumé de notre échange… suivi de la réflexion qui s’impose…

Demandeur : « Voilà, j’ai besoin de gérer mes contacts, un truc simple… et j’ai compris que FileMaker peut le faire. Mais je n’ai pas le temps de le développer moi-même. Combien cela coûterait pour que vous le fassiez ? »
Réponse : « FileMaker est effectivement un bon outil pour cela mais il faut préciser davantage pour avoir au moins une fourchette de travail et donc de prix… »
Demandeur : « Mais en fait, c’est très simple, vous devez être habitués… »

Je vous passe la suite…

À partir de là, deux directions.

  • Soit celui qui appelle est sérieux, écoute ce qu’on lui dit, comprend que nos questions sont là pour l’aider,… et on pourra avancer et réussir le développement de son projet.
  • Soit il croit que l’on cherche seulement à rendre compliqué ce qui est simple et on ne peut rien faire.

En fait, pour comprendre, il faut se dire que votre future base de données est la « maison de vos données« . Et votre attente quelque part ressemble étrangement à celle que l’on peut avoir lorsqu’on veut faire bâtir sa maison familiale.

On peut aller voir un architecte ou un constructeur et lui demander « Combien cela coûte pour construire ma maison ». Il y a de fortes chances pour qu’il vous pose de nombreuses questions !

  • Vous êtes célibataire ou marié avec 4 enfants ?
  • Vous avez 1 ou 2 voitures et vous voulez un garage pour elles ?
  • Vous avez le terrain parfait mais est-il viabilisé (eau, égout,…) ? Est-on sur du roc ou sur du sable ?

Et j’en passe…

Sans rentrer dans les détails, trop longs ici, il y a une foule de questions à poser, même et surtout quand on croit que c’est simple. Sinon, on va droit dans le mur et ce qui devrait être gagnant-gagnant devient un cauchemar perdant-perdant.

Que diriez-vous d’avoir une très jolie maison, que l’on vous envie, où vous êtes heureux, …. bref tout va bien, jusqu’au jour où votre neveu vient comme tous les ans et que l’on découvre que les portes sont trop étroites pour son fauteuil roulant ? Personne n’a pensé à prévenir l’architecte qui n’y peut rien.
J’exagère ? Et bien, j’ai vu plusieurs projets de base de données où le demandeur avait oublié des éléments encore plus énormes que cela. Que d’énergie et d’argent alors dépensés pour « élargir ces foutues portes »…

Alors, il y a beaucoup à dire, mais aujourd’hui voici trois conseils utiles :

  • premier conseil : acceptez toutes les questions de votre prestataire… et travaillez le plus possible pour y répondre.
  • Deuxième conseil : pas d’auto-censure. Ne taisez pas une idée sous-prétexte que vous croyez que c’est compliqué à réaliser ou onéreux. Parfois c’est le cas, et parfois non, alors pourquoi s’en priver.
  • Troisième conseil : fuyez le mot « évident ». Il n’y a RIEN d’évident et il faut donc parler de tout.
    Je pense à un jeune qui adore le gâteau que sa mère faisait quand il était petit. Il veut apprendre à le faire, car il reçoit une amie… Sa mère lui dicte tout au téléphone, c’est clair et facile. Prudent, il fait quand même un test avant de se lancer. Patatras ! Fade et immangeable ! Il appelle sa mère et lui affirme qu’il a suivi toute la recette et la relit pas à pas.
    Elle lui demande alors « Tu as bien mis du sel ? ».
    Réponse : « Non, tu ne l’as pas mis dans la recette ! »
    La mère : « Mais voyons, c’est évident ! »
    Les fausses évidences ne concernent pas seulement celui qui veut se faire développer une base FileMaker.
    C’est tout aussi important si c’est vous qui devez développer pour d’autres, particulièrement si c’est pour des collègues de travail. Ils oublieront de signaler des points, supposés être évidents pour vous puisque vous êtes des leurs.

Bon, je vous laisse avec ces réflexions. J’ai un gâteau au four 😉

Mais je reviendrai vous parler de la maison de vos données…

Michel Lansard

 

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  1. Marie Christine
    9 ans ago

    La citation notée sur votre site éclaire très bien cet article : « Si je disposais de neuf heures pour abattre un arbre,
    j’en emploierais six pour affûter ma hache. »
    Abraham Lincoln


  2. AliceChiffon
    8 ans ago

    ça me parle; je pense aussi que mes bases de données sont simples (je viens de Bento) mais c’est vrai que j’ai des demandes spécifiques et qu’il faut que je prenne le temps